LE POINT 9 avril 2009

LE POINT

9 avril 2009

LES NOUVELLES METHODES POUR RAJEUNIR

 
Botox et compagnie
« Je ne veux pas ressembler à ma mère » C’est, selon le docteur Nadine Pomarède, la phrase la plus souvent prononcée par ses patientes, toujours plus nombreuses. « La demande évolue, explique cette dermatologue parisienne. Les patients ne vuelent pas un « one shot » mais des plans de traitement bien programmés. Ils sont en attente de techniques soft, sans éviction sociale, donc sans cicatrices, oedèmes ou hématomes trop importants, quitte à revenir une dizaine de fois. Et ils se préoccupent non seulement de leur visage, cou et décolleté, mais aussi du reste de leur corps. » Leur but n’est pas de paraître dix ans de moins que leur âge, mais de se sentir bien dans leur peau.
·         En général, le mode d’entrée dans l’esthétique anti-âge, c’est le Botox, une substance qui induit une relaxation musculaire. Les rides d’expression comme les rides du front sont provoquées par la contraction répétée et excessive de cette zone. C’est pourquoi elles peuvent apparaître avant 30 ans chez certaines personnes lorsqu’elles froncent le front depuis leur plus jeune âge.
·         Il existe aussi des injections d’autres produits de comblement. La demande vient un peu plus tard que celle de Botox, quand les rides s’installent dans le bas du visage, quand se creusent les sillons naso-géniens ou les plis d’amertume de part et d’autre de la bouche. L’acide hyaluronique est un composant naturel du derme qui hydrate la peau en profondeur et dont la production diminue avec le temps.
·         La mésothérapie permet, elle, de lutter contre les ridules, contre un manque de fermeté et d’hydratation cutanée. L’injection par des multipiqûres peu profondes d’acide hyaluronique seul, ou associé à des vitamines et des oligoéléments, sitmule la synthèse de collagène et retend la peau.
·         Plus nouveaux, les LED (Light Emiting Diode) sont des lumières dont les effets ont d’abord été décrits par la Nasa. Elles stimulent l’activité des cellules en agissant sur leurs « centrales énergétiques », les mitochondries. Ce qui provoque une amélioration du grain de peau, de la douceur, de l’éclat et du microrelief cutané. Utilisées après l’application des crèmes spécifiques, les LED permettent d’éliminer les kératoses, ces épaississements de la couche cutanée, qui sont des lésions précancéreuses superficielles, consécutives à des années d’exposition au soleil.
·         Les lampes à infrarouge servent à retendre la peau quand elle a perdu de sa fermeté. En chauffant la partie profonde du derme, elles stimulent la synthèses de collagène et raffermissent le tissu cutané.
·         Avec certains lasers, on passe à l’artillerie plus lourde. Certes, les lasers CO2 qui abrasaient toute la surface cutanée il y a dix ans ont cédé la place à des lasers fractionnés. Ils forent des « micropuits » sur environ un cinquième de la peau. La cicatrisation ne prend que quatre ou cinq jours. Mais il faut renouveller plusieurs fois l’opération pour que la peau se régénère.
·         Enfin l’abrasion peut être chimique et plus ou moins profonde, en fonction des produits utilisés. C’est le peeling. Les plus superficiels redonnent éclat et douceur, tout en uniformisant le teint. Les peelings moyens luttent contre les stigmates du vieillissement et les taches. Mais, pour en voir les effets, il faut accepter que la peau commence par foncer et peler.
 
Extrait de l’article d’Anne Jeanblanc

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